Passer un week-end à St Omer dans l'Audomarois

St Omer n'existe pas au début du Moyen âge : une butte dépasse de quelques mètres une étendue marécageuse, c'est le mont Sithieu. Un peu plus loin, à Thérouanne, vit un évêque « Audomar » qui s'est installé sur ordre du roi Dagobert avec trois autres moines : leur mission est d'évangéliser la région et Audomar fonde au pied de la butte une abbaye dédiée à St Martin, puis à St Bertin, l'un de ses compagnons.

quoi faire à Saint Omer le temps d'un week-end

Sur le sommet de la butte est édifiée une église qui sera la future basilique Notre dame. L'évêque est plus tard canonisé sous le nom de St Omer (Audomar en latin) et donne ainsi son nom à la future ville qui va se développer au fil des siècles à une vitesse étonnante car les religieux du monastère St Bertin entreprennent de domestiquer le marais et très vite les habitants s'y mettent aussi..

St Omer est donc entourée de marécages qui prennent le nom de « marais Audomarois » et de rivières, dont celle des Salines, qui l'entoure un peu comme une ceinture. La ville est connue dès 1127 comme une importante cité drapière, qui se développe grâce notamment à la canalisation de l'Aa, fleuve côtier ; elle exerce un rôle religieux qui se traduit par la construction de plusieurs autres lieux saints : la collégiale Notre dame, les églises de St Denis et St Sépulcre, la tour de l'abbaye St Bertin. Ce rôle religieux va s'accroître considérablement lorsque le village de Thérouanne qui lui préexistait va être détruit par l'empereur Charles Quint : l'évêché est alors transféré à St Omer qui devient un véritable bastion du catholicisme, ce qui lui vaut d'être l'objet de guerres nombreuses.

St Omer est marquée sur le plan architectural par ses origines Flamandes puisqu'elle ne revient à la France qu'en 1677 et c'est alors qu'elle est fortifiée par Vauban. Devenue ville de garnison depuis la guerre de cent ans, ce statut influence aussi son architecture. D'autre part son essor commercial explique que dès le Moyen âge les bourgeois s'y construisent de beaux hôtels particuliers. Il est étonnant d'apprendre que les larges voies actuelles existaient déjà à cette époque !

La ville s'étend « hors les murs » et vous pouvez aujourd'hui visiter les faubourgs du Haut Pont et du Lysel...en bateau.

Tout est imprégné du passé dans une ville qui est résolument tournée vers l'avenir. Les places bien aérées sont à elles seules des souvenirs ; la place Victor Hugo au pied de la cathédrale est la très ancienne place du Vieux marché ; la place du Grand marché qu'il fallut ajouter auXIII est l'actuelle place du Maréchal Foch et la place Pierre Bonhomme est l'ancienne place du marché aux poissons. Et l'on peut continuer ainsi.

La bibliothèque s'est installée dans l'ancien collège des jésuites wallons, et l'hôtel de ville du XIX, dans l'ancien bâtiment de la scelle, de style flamand datant de 1593 qui était lui-même une dépendance de la halle échevine. L'actuel tribunal, quant à lui se trouve dans l'ancien palais épiscopal. Les façades parfaitement bien conservées mêlent leurs styles différents autour des places.

Toute une signalétique vous permet de découvrir à votre tour les richesses de St Omer ; des balades nocturnes sont organisées et par exemple un jeu de piste attend les enfants dans les jardins de l'abbaye. Vous visiterez le musée de l'hôtel Sandelin, construction qui date de 1776 et vous comprendrez pourquoi certains Audomarois le surnomment « Le petit Louvre ».

Enfin bien évidemment vous ne quitterez pas St Omer sans vous être arrêté à la Coupole, qui est le Centre d'Histoire et de Mémoire de la région et qui est installé dans l'ancienne base de fusée : vous y revisiterez l'Histoire de l'occupation allemande à la conquête spatiale.

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